C'est suite à l'afflux dans le canton de Vaud de produits stupéfiants, en particulier des dérivés du cannabis et du LSD, qu'a été fondée l'association du Centre d'accueil et d'information de Bois-Soleil, en 1971. Ce Centre occupait les anciens locaux du Diaconat romand à Sauvabelin (Lausanne) et se voulait partenaire de jeunes gens en rupture familiale, scolaire, relationnelle et sociale, qui recherchaient de nouvelles valeurs, sous l'influence des événements de mai 68 en France et du mouvement hippie.

Après avoir déménagé pour des raisons de voisinage, le Centre fut confronté à partir de 1975 à une nouvelle population, celle des héroïnomanes. La cohabitation entre les premiers consommateurs de drogues douces et ceux que l'on appelait alors les Junkies ne fut pas sans problèmes et Pierre Rey, qui dirigeait l'association depuis son début, estima indispensable d'opérer de nouveaux choix thérapeutiques. Le refus exprimé par certains éducateurs se traduisit par une crise, qui eut même des répercussions politiques.

Néanmoins, au mois d'avril 1975, le Centre du Levant, qui avait déménagé au chemin du même nom, accueillit les premiers héroïnomanes qui se destinaient à suivre une cure d'abstinence, selon le nouveau mode de prise en charge. Pour l'essentiel, il est resté le même que celui que nous utilisons aujourd'hui.

Au cours des années, le Centre a progressivement augmenté le nombre de résidents qu'il pouvait accueillir en visant un triple objectif:

puce l'autonomie à l'égard des produits stupéfiants  
puce l'autonomie professionnelle et économique  
puce l'autonomie affective, relationnelle et sociale fleche

Tout en ayant adapté nos prestations thérapeutiques aux situations de plus en plus complexes et différentes, nous restons convaincus que la dépendance est le symptôme d'un mal existentiel et relationnel profond. C'est dans cette perspective que, depuis les années 1980, nous avons développé notre compréhension de la toxicomanie et notre prise en charge systémique des familles qui reste pour nous un outil privilégié.

L'évolution du contexte social nous a également contraints à prendre en compte certaines situations, par exemple:

puce les adolescents toxicomanes
puce les jeunes parents toxicomanes qui souhaitent suivre un traitement sans se séparer de leurs enfants
puce l'augmentation de troubles médico-psychiatriques chez bon nombre de toxicomanes
puce le SIDA
puce la difficulté ou l'impossibilité de certains de nos résidents de se réinsérer sur le plan socioprofessionnel, soit parce qu'ils ont trop longtemps vécu dans la drogue, soit à cause de l'évolution du marché du travail

Depuis toujours, la Fondation du Levant s'est donnée pour tâche prioritaire d'identifier les besoins des personnes dépendantes et d'y apporter une réponse spécifique.

C'est actuellement la ligne que nous poursuivons et que vous trouverez développée dans la description de nos différentes prestations (présentées ici en bref) ou dans notre revue Les nouvelles du Levant.

Quelques dates clés

puce En 1977, ouverture du Centre d’aide et de prévention (CAP)
puce En 1987, l’Association devient la Fondation du Levant
puce En 1989, ouverture du Soleil Levant
puce En 1995, inauguration des bâtiments du chemin du Levant 159
puce En 1998, ouverture du programme Puissance L
puce En 2002, départ à la retraite de Pierre Rey
puce En 2008, de nouvelles prestations sont mises en place

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Dernière mise à jour le 16 février 2010 - © Fondation du Levant 2002-2010. Photos © Fondation du Levant et Marek Blaszczyk, reproduites avec autorisation